Paul Biya : le tribunal plutôt que l’Intercontinental!

  • 30. septembre 2020
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Unknown.jpgDepuis le 22 septembre, le peuple camerounais manifeste pacifiquement au Cameroun mais aussi dans les capitales occidentales et africaines pour appeler à la démission du dictateur Paul Biya, en poste depuis 38 ans! Le gouvernement de Biya entend réprimer violemment ces manifestations pacifiques, y compris dans le sang comme il l’a fait dans les régions anglaises du Cameroun (Ambazonie) depuis septembre 2017, avec plus de 3’000 morts à la clé.[1]

Le président de facto du Cameroun, le dictateur Paul Biya, 88 ans, est porté disparu depuis plusieurs mois maintenant, soit depuis le déclenchement de la pandémie de la Covid-19 au Cameroun. Ses quelques apparitions minutées à la télévision nationale, faisant mine de recevoir notamment quelques diplomates internationaux, n’ont pas convaincu l’opinion publique de sa capacité à continuer à gouverner l’État du Cameroun. Le peuple camerounais a aujourd’hui besoin du soutien et de la solidarité de la communauté internationale. Tous les gens de bonne volonté doivent condamner les dérives du régime de Biya, et accompagner le peuple camerounais dans sa libération de l’un des plus anciens dictateur du monde, de 1982 à ce jour! Ce serait aussi la meilleure manière de mettre fin au génocide en cours assumé par M. Biya Paul et son régime dans les régions anglophones du Cameroun depuis 2017.

 

A Genève, nous avons tenté de sensibiliser les député-e-s du Grand Conseil au tort fait de continuer à dérouler le tapis rouge pour l’un des plus vieux dictateur de la planète.  Le sort réservé à la pétition[2] pour déclarer Paul Biya persona non grata sera tranché probablement en plénière du Grand Conseil ce vendredi 2 octobre. La droite majoritaire l’a tristement refusée en commission, menant une politique de l’autruche en refusant toute audition, notamment celle de l’association Trial, organisation non-gouvernementale qui lutte contre l’impunité des crimes internationaux et soutient les victimes dans leur quête de justice.[3]
Le sort de cette pétition risque d’être identique en plénière… à moins d’un sursaut citoyen et d’une mobilisation de dernière minute pour faire réfléchir les député-e-s concernant l’urgence d’arrêter de soutenir un tel dictateur. Si Genève veut incarner l’avenir, le multilatéralisme, le monde nouveau : elle ne devrait pas ouvrir grand ses bras pour l’accueil de celles et ceux qui incarnent l’ancien monde, celui du népotisme, et de la violence (témoin les violences à Genève lors du dernier passage de Biya).
Genève ne devrait pas couvrir les frasques d’un dictateur en fin de règne. Monsieur Biya planifie de nouveaux voyages pour se détendre à l’Intercontinental ou se retaper aux HUG, faire du shopping à la rue du Rhône. Nous ne pouvons que nous en inquiéter. Le risque que Genève, comme en juin 2019 ne devienne un champ de bataille entre pro et anti Biya est élevé. Par mesure de sécurité, Monsieur Biya ne devrait pas être le bienvenue à Genève.
Nous devons donc donner un signal fort en demandant à ce que Biya soit déclaré persona non grata à Genève, et avec lui toutes celles et ceux qui en marge de leur mandat politique viennent en villégiature dépenser l’argent soustrait à leur peuple. Pas de ça chez nous.
Le tribunal plutôt que l’Intercontinental pour les dictateurs.

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