A mon sujet

SYLVAIN THEVOZ

Né le 19 Novembre 1974 à Toronto (Canada). Nationalité : Suisse, Français, Canadien.

 

Expériences Professionnelles :

2012- …   : Unité d’action communautaire de la Servette. Conseiller en action communautaire. Service social de la Ville de Genève.

2010-2012 : Unité d’action Communautaire des Pâquis. Conseiller en action communautaire. Service social de la Ville de Genève.

2010 : Unité de logement temporaire. Travailleur social. Service social de la Ville de Genève.

2009    : CPT (Clinical Pastoral Training), aumônerie du CHUV, Lausanne.

2004-2009 : Centre le Racard, lieu d’accueil et d’hébergement d’urgence, Genève.

2005- 2006: Collaboration à Carrefour Prison », Genève.

2004  : Collaboration « Sentinelles, au secours de l’innocence meurtrie », Lausanne.

1999-2003 : Educateur au centre Hope One (Centre de traitement de la dépendance), Bruxelles.

1999 :   Stage d’éducateur à l’Ecole du Quotidien (Institution pour enfants pré-psychotiques et psychotiques.), Bruxelles.

Différents emplois dans le milieu médical, avec des personnes âgées, en hôpital.

 

Formation Universitaire :

2008-2010   : Université de Genève, Master en Théologie.

2004-2008   : Université de Genève, Bachelor en Théologie.

2000-2002  : Université libre de Bruxelles, D.E.A en Anthropologie.

1998-2000  : Université de Montréal (Canada)   M.Sc Anthropologie.

1996-1998  : Université de Montréal, (Canada) B.Sc Anthropologie.

 

Diplômes obtenus :

2010 : Master en Théologie (Mas), Genève.

2008 : Bachelor en Théologie (Bach), Genève.

2002 : Diplôme d’études approfondies (D.E.A) en Anthropologie, Bruxelles.

2001 : Maîtrise en Anthropologie (M.SC), Montréal.

1998 : Licence spécialisé en Anthropologie (B.Sc), Montréal.

1992 : Maturité fédérale Suisse de type E (économique)

 

Engagement politique :

2015 : Réélection au Conseil municipal de la Ville de Genève.Commission des Arts et de la Culture, Commission de l’aménagement, commission du règlement.

2014 : Présidence de la commission des Arts et de la Culture

2013- : Présidence de la commission des sports (Parti socialiste genevois)

2013- : Bureau-comité du parti socialiste Ville de Genève

2011 : Election au Conseil municipal de la Ville de Genève. Commission des Arts et de la Culture, Commission du Sport.


Engagement associatif :

Comité Boulevards, association de prévention et de réduction de risques liés à la pratique de la prostitution de rue et/ou à la consommation de drogues (2015).

Comité d’Aspasie, association de défense des travailleurs et travailleuses du sexe (2014)

Comité d’Appartenances, promotion et développement de l’autonomie et la qualité de vie des populations migrantes (2013).

Comité de l’ATE (Association Transport environnement) (2011)

 

Socialiste, un constant devenir

                                                                                                                                                                                              GE_Thevoz_Sylvain_Tom

Je suis né en 1974 à Toronto, Canada. Fils d’un médecin, suisse, ancien du parti du travail genevois, athée mystique et volontariste, boulimique de travail, économe et prodigue, méticuleux anarchiste, lui-même fils de paysan vaudois, que l’on peut croiser dans le roman de Jacques Chessex : « Un juif pour l’exemple ». Fils d’une infirmière, française, la troisième de quatre sœurs, elle-même fille d’un immigré italien prisonnier dans les camps allemands durant la deuxième guerre mondiale avant de retrouver sa famille dans le sud de la France, en zone libérée après s’être évadé. Né de la rencontre imprévisible de ces deux trajectoires qui se sont séduites à l’hôpital cantonal de Genève.

Dans cette aventure, ma sœur m’a devancé de 15 mois. Nous avons grandi à Lausanne, elle est devenue infirmière. Elle m’a très vite rendue sensible à l’écoute, à faire plus attention aux autres, et aidé à voir le monde sous un jour sensible. Engagée elle aussi en politique, elle est aujourd’hui conseillère municipale verte à Pully, Vaud. L’engagement politique a toujours été extrêmement présent à la maison. Mon père, après avoir été membre du Parti du Travail et élu à Genève au Conseil municipal sous cette étiquette est devenu radical sur le tard (et conseiller administratif de la ville pour deux mandats), en changeant de classe sociale. Sinon, à la maison, on a été nourri au biberon du bon lait chaud de Marx, Che Guevara, Fidel Castro et Ziegler, celui des révolutionnaires algériens, libyens, de la RAF des brigades rouges et de l’OLP, des Black Panthers et des dissidents soviétiques. Ça, c’était pour le ventre. Pour les oreilles, c’était Brassens, Brel, Ferrat, Charlebois et Barbara. Il y avait toujours foule à la maison, des médecins, des gens de passage, des artistes, des poètes parfois ; la grande famille des oiseaux et des chats. Mon père accueillait volontiers qui avait besoin d’un toit. Après, il allait bosser et ma mère s’occupait de tout le monde. C’était très soixante-huitard, mais avec le petit fond rigoriste de ceux qui ont grandi sous la coupe des religieux des années 50 et en sont sortis marqués, malgré eux. C’était donc amour libre mais traditionnel aussi. Papa bosse, maman s’occupe des enfants.

Mes souvenirs de gamins, c’est l’école de la Pontaise à Lausanne, quartier populaire sous le stade olympique où l’on jouait au foot dans la rue avec les copains espagnols, italiens, portugais, en se moquant pas mal de qui venait d’où. On avait un ennemi commun : le concierge, qui ne voulait pas de jeux de balles dans son préau ; et plein de super-héros : Zico, Dino Zoff, Socrates, Giresse, Rummenigge, Platini, Hrubesch, etc., Le mondial 1982 a marqué ma génération, plus que la guerre d’Afghanistan. La grande école du foot et le socialisme des préaux m’ont appris quelques lois. On fait tous les mêmes tours de terrains, on gagne en équipe, on perd en équipe, si t’es con une fois tu te démerdes pour ne pas l’être la deuxième. J’étais un petit gros boulimique et rougeaud et le sport, c’était ma vie. Hommage à Umberto Barberis, Jochen Dries, Gabet Chapuisat, Philippe Clerc, des formateurs de jeunes qui se sont donnés à fond pour que nous apprenions à jouer ensemble, avec le respect et le fair-play qui va avec, tout en explorant la saine rivalité et en lavant ensemble nos crampons.

J’ai oublié de dire que j’avais un demi-frère. Il est décédé d’une overdose alors que j’étais adolescent. Il s’appelait Tristan. Depuis, chaque fois que j’entends ce nom résonne tristesse. J’ai aussi une demie-sœur qui s’appelle Carmen. Elle vit à Vernier.  Et puis un ou deux autres demi-frères, ici et là. C’est peut-être pour ça que je n’arrive pas à suivre ceux qui parlent de « la famille » avec une vision étroite et congestionnée. La famille, c’est avant tout un accueil et une volonté d’être ensemble, pas une histoire de gènes. J’ai aussi appris il y a quelques jours que mon père avait vu un jour une très jolie petite fille dans la rue et il lui avait dit que s’il avait un jour une fille, il l’appellerait comme elle. C’est étonnant comme parfois les choses les plus importantes on ne les dit pas à ses proches, mais à des inconnu-e-s. Et c’est étrange comme parfois ces inconnu-e-s, des années plus tard, par le hasard des choses deviennent des proches…

Je t’embête avec mes détails ? J’ai appris avec le temps que la place il faut la prendre. C’est mieux de voir trop grand que de se priver. C’est comme cela que le philosophe Gilles Deleuze voyait le monde. Il faut écouter l’abécédaire et ce que Deleuze dit de la lettre G comme Gauche. Il dit : « être de gauche c’est quoi ? C’est savoir que les problèmes du monde me sont plus proches que les problèmes de mon quartier ». C’est une mise en perspective de nos égoïsmes. Pour moi, Gilles Deleuze est l’un des philosophes majeurs et incarne mai 68: la libération de la pensées et des désirs des carcans qui l’entravaient.

Je suis croyant, et la foi est à mes yeux un incroyable espace de liberté, d’expérimentation et de réconciliation. Après avoir étudié l’anthropologie à Montréal et Bruxelles ; j’ai fait des études de théologie. J’ai demandé à recevoir le baptême il y a huit ans des mains d’un ermite de l’église réformée française. Je reconnais combien Marx doit à la religion et combien l’utopie que porte le socialisme est logé pour partie dans une dimension messianique. La théologie de la libération sud-américaine est à mes yeux un grand moment révolutionnaire. Avec un peu de la poudre de la mystique rhénane et le détonateur des pères de l’église, on peut fissurer le matérialisme qui nous dévore le cerveau aujourd’hui.

J’aime les jeux: d’échec ou de cartes, le sport: football, natation ou vélo, les débats politiques, la bouffe, et surtout l’écriture, sous toutes ses formes, que ce soit en animant le journal du parti socialiste Ville de Genève:  le Causes Communes, ou en écrivant des billets pour mon blog, http://www.commecacestdit.blog.tdg.ch. J’ai des amis libraires, et le boulot qu’ils font est fondamental, alors j’achète tous mes livres chez eux, à la librairie du boulevard, au Parnasse, au Rameau d’or, à Livresse, sans avoir toujours le temps de les lire, juste pour l’objet parfois. J’écris aussi de la poésie qui porte des émotions et des horizons denses. Les titres ? Virer large course court, Nos possibilités d’impasse sont innombrables, Les sanglots du sanglier, De mort vive, Poèmes pour quand j’aurai 18 ans, tous parus dans des petites maisons d’édition genevoise, le Miel de l’ours, les éditions Samizdat et des sables. Je suis engagé dans le collectif Art et politique (Kunst und Politik) http://www.art-et-politique.ch Culture, langage et engagement politique vont de pair pour moi. Il faut penser les choses ensemble, pas séparément.

Professionnellement, je travaille à la Ville de Genève, au service de la solidarité et de la cohésion sociale. En parallèle, mon engagement associatif est marqué. Je suis membre du comité de l’ATE (Association Transports et Environnement) dans celui d’Appartenances, d’Aspasie et de Boulevard. Le vivre ensemble me tient à coeur.

J’ai adhéré au parti socialiste en 2007, alors que je travaillais au Racard, lieu d’accueil pour les personnes psychiquement fragiles, souffrant de troubles graves. J’ai pris conscience qu’il était insuffisant de poser des bandages sur un système social qui s’évertuait à blesser les gens et qu’il fallait parvenir à le changer. Mon premier acte de militant, modeste, fut d’aider au déménagement du siège du parti de la rue de Luserna à la rue des voisins, puis de m’engager sur les stands, au comité, dans cette grande famille qu’est un parti. La rencontre avec Manuel Tornare fut décisive. Il m’a mis en mouvement. Mon élection au conseil municipal, où je siège depuis 5 ans, à la commission de l’aménagement et du règlement, de la culture, en ayant assuré la présidence en 2014, est aussi une expérience d’initiation politique fondamentale.

J’aime être sur les stands, aux Assemblées Générales, participer à cette vie collective, parce que j’y découvre sans cesse que c’est tout en bas que la vérité se dit et parce qu’il y a toujours plus d’intelligence collective qu’individuelle.  J’aime les gens et les actes, plus que les grands discours. La lutte contre les inégalités sociales, pour une Genève plus ouverte, plus inclusive et fière de ce qu’elle est est mon moteur.

Je suis fier d’être membre du parti socialiste, d’avoir été désigné candidat à l’élection au Conseil National, le 18 octobre 2015. La lutte doit être constante, sur tous les terrains, afin de changer cette société de plus en plus inégalitaire. Je suis fier de défendre une liste progressiste, féministe, une Suisse pour toutes et tous, sans privilèges ni discriminations.

 

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